Le vendeur automobile. Quel personnage fascinant! Beaucoup de choses se disent sur cet être à la fois mystérieux et convaincant, malgré la réputation qui le précède. Peu importe que vous achetiez votre prochaine voiture d’un particulier, d’un marchand de véhicules usagés ou d’un concessionnaire bien établi, vous allez devoir négocier. Pour les besoins de l’article, nous allons discuter du vendeur automobile œuvrant dans un commerce ayant pignon sur rue.

L’homme (femme) au mille et un noms

Vendeur, Conseiller aux ventes, Représentant, Spécialiste des produits… Le nom change, mais son travail reste le même: vous faire tomber en amour avec la voiture et vous voir repartir avec. Les hommes autant que les femmes sont présents dans les salles de montre, mais au courant de mes années dans l’automobile,
je constate un stéréotype bien ancré.

En effet, que la carte d’affaires indique conseiller, spécialiste ou représentant, vous allez dans 99% des cas devant vous une personne qui travaille 40+ heures par semaine, souvent tard le soir et les fins de semaines. Il a un salaire basé sur son rendement (principalement les commissions) et un objectif de ventes à faire. Il est souvent sympathique, à la parole facile et connait, s’il a bien été formé, tout les termes à utiliser pour que vous l’aimiez. Le vendeur automobile à son language bien à lui. Ce n’est pas une « balloune », vous dira-t-il, ce n’est qu’une petite équité négative. Les paiements eux, sont des versements, et un « Carproof » de 2500″, ce n’est qu’une petite « grafigne ».

Comment le vendeur automobile est-il payé?

Afin de bien comprendre ce qui motive un vendeur automobile, il est important d’analyser ce qu’il a dans la tête… D’un concessionnaire (ou marchand) à l’autre c’est différent, mais il y a des règles de bases.

Premièrement, le salaire de base. Il y en a généralement un, mais souvent, c’est très peu. On parle entre 100$ et 300$ brut par semaine. Il y a aussi le démonstrateur qui est un avantage imposable. Là où le vendeur automobile fait sa paie, c’est avec les commissions. Il n’est pas payé un montant fixe mais bien un pourcentage des profits.

Généralement autour de 20%, la commission calculée sur le pourcentage des profits est, vous l’aurez compris, mise en place pour inciter le vendeur automobile à aller chercher le plus de profits par vente. S’il est vrai qu’avec l’arrivée d’Internet les clients magasinent mieux leur voitures, il n’en demeure pas moins que le vendeur automobile ne passera pas à côté de l’occasion de vendre un véhicule plus cher que le prix suggéré par le fabricant si l’occasion se présente.

Pour vous donner une idée, dans un véhicule ayant environ 1000$ de profits (compacte coréenne ou japonaise), le vendeur empoche 200$. Dans le cas d’un financement sur 96 mois payé à toutes les semaines, ou 416 versements hebdomadaires (52 semaines x 8 ans), 2$ de plus sur le versement (taux d’intérêt à 0%) représente 1.74$ de profit de plus par paiements, soit 723$ de plus de plus. Considérant que le vendeur automobile encaisse 20%, il vient d’ajouter 144.60$ à sa paie.

Je reviendrai sur la négociation en détail dans un autre article, mais disons que je vais vous donner ce petit truc en partant… Il peut arriver que vous vouliez connaitre les versements par mois, mais que le vendeur automobile vous réponde avec un montant hebdomadaire ou bi-hebdomadaire. Naturellement, vous multipliez par deux (versements bi-hebdo) ou quatre (versements hebdomadaires). Mais la réalité, c’est qu’il y a 4.3 semaines dans un mois, pas 4. Donc pour avoir un montant équivalent hebdomadaire, vous devriez multiplié par 12 et diviser par 52. Pour revenir à notre exemple de financement sur 8 ans, si vous voulez faire des paiements de 300$ par mois, et que le vendeur automobile vous annonce 150$ / deux semaines, vous allez payer en fait 325$/mois (150 x 26 / 12).

25″/mois x 96 mois de financement = 2400$ de plus. La petite coréenne rapporte maintenant au concessionnaire 3400$ donc 680$ au vendeur automobile. Maintenant vous comprenez…

Pour conclure

Il ne faut pas penser que le vendeur automobile moyen est un vautour qui à pour seul but de saigner les clients, mais il ne faut pas non plus penser que si l’opportunité se pointe de tripler son salaire, il ne va pas la saisir.

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1 commentaire

  1. En effet c’est fort pertinent de connaître cela avant de magasiner! Merci!

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